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La règlementation thermique

Le matériau bois à l'avant garde de la réglementation thermique 2005

Dans un contexte énergétique où les prix s'enflamment et dans le sillage de la prise de conscience sur l'avenir écologique de la planète, la RT 2005 tombe à point nommé.

Un contexte propice à sa mise en place

Dans la lignée du protocole de Kyoto visant à diminuer l'émission des gaz à effet de serre sur l'ensemble de la planète, la RT 2005 s'attaque plus spécifiquement aux bâtiments. Ils sont, à eux seuls, responsables de 25 % des diffusions de CO² dans l'atmosphère.

Le but est, à l'horizon 2020, de diminuer de 40 % la consommation d'énergie destinée aux bâtiments chauffés au dessus de 12 degrés (habitations, lieux de travail, lieux publics…).

La RT 2005 s'applique à tous les bâtiments neufs, résidentiels ou non, dont le permis de construire a été délivré depuis le 1er septembre 2006.

Elle comporte quatre grands principes :

  • L'augmentation des performances énergétiques des bâtiments neufs de 15 %.
  • Le renforcement des exigences concernant les équipements et les matériaux de construction.
  • L'élimination des ponts thermiques.
  • La valorisation des énergies renouvelables.

Mais attention, les surcoûts engendrés à la construction par ces nouvelles exigences doivent, au final, être amortis par une baisse sensible de la consommation d'énergie et ainsi, bénéficier aux occupants des lieux.

 

A l'horizon... la maison bioclimatique

Avec le concept des "maisons passives", nos voisins allemands, suisses et autrichiens ont pris une avance considérable sur la réglementation thermique qui se met lentement en place en France.

Cependant, depuis quelques années déjà, certains architectes et constructeurs français intègrent dans leurs projets une réflexion "bioclimatique". Ils ont ainsi devancé les préconisations de la RT 2005 concernant :

  • l'orientation du bâtiment, en fonction du microclimat et du relief,
  • son inertie, facilitée par l'utilisation de certains matériaux comme le bois,
  • l'utilisation et la maîtrise des apports solaires, en été comme en hiver,
  • la mise en place de solutions de chauffage privilégiant la récupération de chaleur,
  • la réduction des déperditions d'énergie et le renforcement des techniques d'isolation par l'extérieur.


Plus efficace que la simple application de normes, la prise de conscience est réelle de la part des professionnels de la construction, mais également du grand public quant à la consommation de l'énergie et au réchauffement climatique.

Elle oblige progressivement à appliquer de nouvelles techniques de construction et à utiliser des matériaux plus performants... pour s'acheminer vers une maison qui au final produira plus d'énergie qu'elle n'en consommera.


Le protocole de Kyoto

Ratifié par 156 pays, il est entré en vigueur en février 2005. Il vise notamment à stabiliser, puis diminuer l'émission de gaz à effet de serre, par le biais d'engagements chiffrés pris par les pays signataires.


La maison passive... qu'est-ce que c'est ?

Ce type de construction vise à limiter au maximum la consommation d'énergie tout en conservant des températures confortables en hiver comme été.
En effet le terme de "passive" fait référence aux techniques de préservation et de récupération de la chaleur (ou de la fraîcheur). Une maison passive vise donc à diminuer les déperditions thermiques, via une excellente isolation, tout en favorisant les apports solaires au travers des vitrages, autrement dit passifs.

 

Source : www.bois.com. Droits réservés.