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Chalets - Maisons en bois
La maison en panneaux de bois massifs lamellés-collés

Il existe 4 types de constructions de maisons en bois :


 

La maison en panneaux de bois massifs lamellés-collés : esthétique et performant

 

Connu pour ses performances techniques souvent supérieures à celles du bois massif, le lamellé-collé est un matériau qui a séduit désormais prescripteurs et donneurs d'ordre.

 

Un matériau bois polyvalent

Telle un mille-feuille géant, le lamellé-collé associe par collage à plat et à fils parallèles plusieurs lamelles de bois massifs (3,5 - 4,5 cm d'épaisseur). Ce mode de fabrication fait du lamellé-collé un matériau :


Aux caractéristiques constantes et garanties :

  • séchage maîtrisé,
  • stabilité dimensionnelle,
  • dimensionnement précis et (en théorie !) infini,
  • association possible (acier, béton, LVL…),
  • esthétique des formes (poteaux ronds, charpentes cintrées...).


D'une très grande résistance :

  • mécanique (flexion, compression, torsion),
  • au feu et à la chaleur (faible conductivité thermique et maintien des caractéristiques jusqu'à 100 C° avec une colle appropriée),
  • aux ambiances agressives notamment aux produits chimiques stockés (potasse, soufre, chlorure de sodium, acide sulfurique...).


Les dimensions courantes (poutre droite) :

  • Largeur de 60 à 240 mm
  • Hauteur : 100 à 600 mm
  • Longueur : jusqu'à 40 m


Les 10 étapes de fabrication du lamellé-collé :

1. Réception et tri des bois
2. Séchage et stabilisation
3. Purge des lamelles (flashes, gerces, noeuds)
4. Calibrage
5. Aboutage et mise en longueur
6. Encollage
7. Pressage et mise en formes
8. Rabotage
9. Taille
10. Finition et préservation

Dominique Milléreux, Fédération de l'Industrie Bois Construction


« Bois Lamellé » est la nouvelle appellation que dévoilera prochainement la FIBC. C'est un terme plus proche de la réalité du matériau dont « la teneur en colle représente 2,7 % du volume par m3 et dont les émissions de formaldéhydes sont infimes et proches de celle du bois massif, qui en contient naturellement. »

D'une esthétique certaine et d'une grande fiabilité, le produit connaît une croissance constante dans un secteur de la construction pourtant très exigeant techniquement.



La performance comme maître mot


Un matériau technique

Le lamellé-collé est stable et sans fentes. Il offre un bon rapport caractéristiques mécaniques / masse volumique, entraînant des économies sur les fondations, et se prête aux formes architecturales complexes (arcs curvilignes, portiques…).

Enfin, il permet des portées exceptionnelles (105 m pour le Palais des Expositions d'Avignon, 130 m pour le Stade de Poitiers).


Des coûts maîtrisés et une ressource optimisée


La fabrication du lamellé-collé entraîne un volume de chutes extrêmement réduit, et permet la valorisation des bois de forêts cultivées (90 % de résineux utilisés).

Le lamellé-collé permet l'emploi de bois de faibles sections pour des portées supérieures ou égales à celles des bois massifs, et se prête à la préfabrication.


Une qualité réglementée

La norme française (NFP21-400) requiert un certain nombre de caractéristiques mécaniques pour le calcul de dimensionnement des sections. Pour ce faire, on vérifie les contraintes admissibles (de flexion, traction, compression, cisaillement), la rigidité (du module axial), et la masse volumique moyenne des éléments en fonction de :

  • la qualité des lamelles (homogène ou panachée),
  • la certification ou non du produit (Acerbois-Glulam/EN 45011),
  • le taux d'humidité (15 % maximum).

Source : www.bois.com. Droits réservés.

 

 
La maison en bois massif empilé

Il existe 4 types de constructions de maisons en bois :


La maison en bois massif empilé


Bois empilé : le bois, rien que le bois

C'est la technique la plus traditionnelle, celle de l'isba et du vieux chalet. D'épaisses pièces de bois de section ronde (rondins) ou carrée (madriers) sont empilées horizontalement. Elles s'emboîtent avec précision, empêchant l'infiltration des eaux de pluie.

Avantages :
  • Parois porteuses
  • Isolation naturelle

Mais cette technique ne propose en général qu'un vocabulaire architectural spécifique : façades présentant peu d'ouvertures, assemblages visibles, finitions intérieures laissées en bois naturel.

Panneaux massifs : confort et solidité

Technique essentiellement utilisée pour les bâtiments de grandes dimensions (collectifs, industriels et commerciaux), elle onquiert peu à peu les maisons individuelles. Elle repose sur de vastes panneaux de structure en planches contrecollées, dont les performances mécaniques sont supérieures au bois massif car ils peuvent travailler dans tous les sens.

Ces panneaux sont utilisés à la fois comme éléments de murs extérieurs, planchers, supports de couverture...

 

Avantages :

  • Rapidité : fabriqués en grandes dimensions, ces panneaux permettent une construction rapide et propre.
  • Confort : ils constituent des parois massives indéformables qui, par leur capacité d'accumulation de la chaleur et de la vapeur d'eau, apportent le maximum de confort.
  • Souplesse : on peut leur associer - prioritairement par l'extérieur - tous les matériaux isolants et de parement actuellement sur le marché.
Source : www.bois.com. Droits réservés.
 
La maison à structure poteaux / poutres

Il existe 4 types de constructions de maisons en bois :


La maison à structure poteau/poutre : une technique bien cadrée

 

Le principe constructif du poteaux-poutres ne date pas d’hier ! Certains vestiges retrouvés sous les cendres de Pompéi attestent en effet l’existence de cette technique ancestrale du bâti pans de bois, développée par la suite dans la maison médiévale à colombages. La franchise du trait, la liberté d’expression et l’audace architecturale en font, aujourd’hui encore, l’une des techniques les plus innovantes en construction bois.


Lisibilité de la structure

Le système constructif actuel consiste à ériger le squelette de la maison avec des poteaux et des poutres de fortes sections.

Espacés à intervalles réguliers (de 2,5 à 5 m), ils forment une trame dans laquelle s'inscrivent les volumes de la maison. Cette trame participe à l'esthétique du projet, offrant un rythme constructif lisible en intérieur comme en extérieur.


Liberté de conception


La structure porteuse, pré-taillée et pré-percée en atelier est levée en quelques jours. Elle peut être en bois massif, armé de profils métalliques, en contrecollé ou en lamellé-collé.

Son dimensionnement participe à la stabilité de l'ouvrage mais aussi à la souplesse de conception. Grâce notamment aux poutres de grandes portées, les espaces intérieurs peuvent être spacieux et ouverts.


Diversité d'expression

Dissocié de la structure, le remplissage de la trame permet d'animer les façades de vides et de pleins dans une grande variété de matériaux et de styles.

Du mur de verre au panneau de bois, de la brique au madrier empilé, du béton cellulaire au terre-pisé, percées et parements les plus divers permettent à la construction de se fondre en toute discrétion dans le paysage architectural en place comme de s'y inscrire en toute originalité.

Christophe Dunand, Architecte, Itinéraires d'architecture (73)

Pour l'architecte Christophe Dunand, le poteaux-poutres, c'est un peu l'histoire de la bouteille à moitié vide...

« En maçonnerie, on fait des murs pleins que l'on creuse, alors qu'en poteaux-poutres on fait des murs vides que l'on remplit ». C'est cette manière de structurer la construction qui a d'abord séduit le professionnel.

« La trame m'aide à concevoir le plan ». C'est ensuite le caractère esthétique d'une architecture "bien finie" avec notamment des poteaux d'angle aux arêtes lisses, sans habillages supplémentaires, qui plait au jeune architecte.

Christophe Dunand apprécie les matériaux de structure, et en particulier le contre-collé en section 18x18 pour les poteaux, 18x30 en poutres et 12x18 en solives.

 

 

Source : www.bois.com. Droits réservés.


 
L'autoconstruction
L'autoconstruction, oui mais...

L'autoconstruction connaît en ce moment un succès certain. D'autant plus évidente lors d'un projet de maison bois, cette démarche séduisante exige néanmoins de l'expérience et surtout une conscience aiguisée des responsabilités qu'elle sous-entend.

Les raisons d'un phénomène

Si l'autoconstruction séduit de plus en plus de maîtres d'ouvrage, ce succès n'est pas étranger à la redécouverte par le public de la construction bois.

Car, en effet, la maison bois, largement préfabriquée en atelier, offre aux propriétaires la possibilité de participer au chantier de leur futur habitat.

Bien plus simple qu'une construction en béton et bien moins éprouvant qu'une maison en parpaings, le kit maison bois apparaît donc comme une solution évidente à ceux qui veulent se frotter à l'autoconstruction.

Une participation qui, pour certains se limitera au second œuvre (avec, par exemple la réalisation de l'isolation) mais qui motivera les plus courageux à réaliser eux-mêmes la mise hors d'eau/ hors d'air de la construction.

Pourquoi ? Tout d'abord, et c'est là la raison majeure, parce que cette démarche permet une économie substantielle (entre 30 et 50 % selon le kit et le fournisseur).

D'autre part, cette volonté de "faire soi-même" (véritable phénomène imputable à notre "société des loisirs") permet au maître d'ouvrage de s'approprier un peu plus sa maison et lui accorde une plus grande liberté dans la gestion des travaux.

Une expérience réservée aux plus expérimentés

Il est important de noter que l'autoconstruction, si elle est le fruit d'un véritable engouement, reste une démarche hors norme qui ne peut être conseillée qu'aux plus avertis et aux plus expérimentés.

Effectivement, il est illusoire de penser que monter un kit est un jeu d'enfant... Même si le kit maison bois est largement pré-fabriqué, son assemblage demeure un moment technique qui exige une véritable connaissance.

Les fabricants sont, en France, contraints et forcés d'accompagner tout kit vendu d'une notice de montage détaillée ou, mieux, de proposer l'assistance d'un professionnel expérimenté.

Aussi, avant d'acheter un kit, vérifiez que cette aide fait bien partie du contrat. Seule garantie que vous ayez : le fabricant du kit est responsable de la qualité des éléments (vérifiez qu'il porte la marque CE), mais en aucun cas de la qualité du montage...

Le concept "d'autoconstruction" est absent de la législation française. Une carence qui a de lourdes conséquences en termes de contrats d'assurance...

Si un maître d'ouvrage est largement protégé dans ses rapports avec un constructeur, la situation devient beaucoup plus complexe quand ce même maître d'ouvrage est lui-même le constructeur.

Une couverture, nécessaire, comme la dommages-ouvrage s'avère non seulement difficile à obtenir mais aussi... inutile.

Quant à la décennale, elle demeure le sésame qui permet de vendre plus facilement une construction. Mais convaincre les assureurs de couvrir une autoconstruction durant dix années relève de la gageure.

Les responsabilités futures inhérentes à cette maison vous reviennent donc. Il sera par ailleurs indispensable de contracter une assurance responsabilité civile pour vous protéger en cas d'accident sur le chantier.

Dernier recours

Si votre assureur refuse de vous couvrir (notamment pour la responsabilité décennale), vous pouvez tenter de faire appel Bureau Central de Tarification (BCT).

Pour que cette procédure soit valable, vous devrez saisir le BCT dans les 15 jours suivant le refus de l'assureur, par lettre recommandée avec accusé de réception.

Bureau Central de Tarification : 11 rue de La Rochefoucauld - 75431 Paris cedex 09 - Tél : 01.53.32.24.80 - Fax : 01.53.32.24.74.


Kit maison bois, quelle technique ?


On peut trouver des kits "bois massif" comme des kits "ossature". La technique de montage diffèrera, bien sûr, selon que vous opterez pour du bois empilé ou pour une ossature bois réalisée à l'aide de panneaux composites.

Mais au-delà de ce point technique, le choix dépendra aussi de l'allure que vous voudrez donner à votre future maison et des contraintes esthétiques fixées par le Plan Local d'Urbanisme.

Rappel : le dommages-ouvrage

Cette assurance, que le maître d'ouvrage est théoriquement obligé de contracter avant de faire construire, permet en cas de litige avec un constructeur un remboursement sans délais avant que les tribunaux ne décident des responsabilités.


Source : www.bois.com. Droits réservés.
 
Termites, que dit la loi ?
Termites : n’en faisons pas une maladie !

Les termites sont là… mais l’ont toujours été. Pas de panique donc ! Préférons une veille organisée, une vigilance raisonnée, une cartographie claire et précise.

Des insectes sous haute surveillance


Nés à l'époque des mammouths, les termites ont toujours tenu un rôle écologique important en participant au recyclage du bois mort dans les forêts du Sud de la France. Le souci est que leurs mandibules ne connaissent pas de frontières !

C'est pourquoi les 6 espèces recensées sur le territoire se promènent désormais entre forêts et zones urbaines de 53 départements.

Visuel de la carte de France représentant l'avancée des termites
La plupart des départements français n'est que peu touché par les termites.

Leurs faits et gestes sont cependant scrupuleusement observés, toute nouvelle présence étant obligatoirement notifiée en préfecture et par voie de presse locale comme le stipule la loi "termites".

Des fourmis blanches qui aiment le bois

S'ils sont gourmands, les termites sont cependant fragiles et craignent le froid, le vent et le soleil. Aussi, vivent-ils sous terre, à l'abri de la lumière et dans les zones humides.

Comme tout insecte xylophage, les termites se nourrissent de matériaux cellulosiques, trouvés dans le sol (bois, feuilles...). Leur besoin d'eau et de chaleur les conduisent parfois dans les caves et vides sanitaires, chauds (> 5°C), humides, et mal ventilés.

Si elles parviennent à s'introduire dans une construction, ces fourmis blanches progressent de bas en haut et font feu de tout bois.

Revues, livres, papiers et cartons stockés, puis parquets, plinthes, menuiseries, portes, meubles et enfin poutres et charpentes sont progressivement abîmés.

Soyons clairs cependant, on n'a jamais vu de fourmis, même blanches, dévorer une maison !

Des signes avant-coureurs

Sans trou ni sciure en surface du bois, il semble difficile au néophyte de repérer l'activité des termites. Leur vie sociale animée les trahit cependant la plupart du temps.

En effet, l'activité fourmillante des ouvriers (90% à 95% de la colonie) dont la mission est de nourrir d'éléments cellulosiques ingérés puis recrachés les soldats et les reproducteurs de la termitière, peut être détectée par :
  • l'apparition de galeries terreuses (les cordonnets) à la surface des murs, du bois ou du sol,
  • un sondage électronique (détecteurs acoustiques et détecteurs de mouvement), effectué par un professionnel, qui permet de localiser leur présence.

En cas de doute, faites appel à un centre de diagnostic certifié et non prescripteur de traitement qui vous délivrera un état parasitaire valable 3 mois, attestant de la présence ou non de termites et/ou autres insectes xylophages dans votre habitation.

Des traitements certifiés


Si votre état parasitaire indique la nécessité d'un traitement préventif ou curatif, faites alors appel à une société de traitement certifié qui interviendra :
  • sur sol non bâti : par les pièges à appâts, et l'épandage d'insecticides (dans les départements où il est autorisé)
  • sur fondations : par la pose de film offrant une barrière physico-chimique
  • en post-construction :
    • sur les murs et sols : par les pièges à appâts, les barrières insecticides
    • pour les bois de structure, éléments bois : par injection insecticide

Notez qu'une entreprise certifiée est tenue de répondre au mieux à vos attentes et est régulièrement contrôlée par des auditeurs techniques pour le maintien de sa certification.

Une prévention active et organisée


Depuis juillet 2000, la mise en application de la loi "termites" (9.6.99) vise à protéger propriétaires et accédants à la propriété en zones termitées.

Il est donc désormais impossible d'acheter un bien sans preuve de non-contamination, faute de quoi le vendeur ne peut s'exonérer de la garantie pour vice caché.
La loi oblige en effet :
  • à déclarer en mairie la présence de termites
  • de procéder à la recherche de termites et d'adresser un état parasitaire réalisé par une société d'expertise
  • de justifier des traitements préventifs ou curatifs en mairie par une attestation précise et datée, établie par une entreprise autre que la société d'expertise
  • de traiter les déchets de démolition contaminés par les termites
  • de fournir un état parasitaire de moins de 3 mois au moment de la vente d'un bien

Hors zones termitées, la protection d'une habitation se résume à :
  • la mise en Å“uvre d'essences à durabilité adaptée à la classe d'emploi du bois, que cette durabilité soit naturelle ou conférée
  • l'entretien régulier de ses bois à l'aide de produits fongicides et insecticides
  • l'élimination des éléments cellulosiques stockés à même le sol dans les jardins, caves et vides sanitaires construits sur terre battue (bois de chauffage, palettes, planches, cartons, etc.)
  • la suppression de zones anormalement humides et confinées à l'intérieur du bâtiment (ventilation bouchées, fuites, infiltrations, etc.)

La surveillance, la prévention et les différents types de traitements pratiqués vous apportent ainsi l'assurance que les termites ne s'inviteront pas chez vous !

De drôles de petites bêtes !

Les insectes xylophages se nourrissent de matière ligno-cellulosique trouvée dans le bois.

Grosses vrillettes et lyctus sont attirés par les feuillus, les termites  apprécient les bois tendres (peuplier, sapin...) tandis que les capricornes attaquent aussi bien les chênes que les résineux.

Les violets raffolent, quant à eux, de bois déjà dégradés par les champignons lignivores.

Leurs méfaits prennent pour la plupart la forme de galeries creusées et de trous. Un environnement humide et confiné est souvent propice à leur développement. On veillera donc en construction :
  • à ne pas soumettre le bois à une humidification de longue durée,
  • à mettre en Å“uvre des essences durables et/ou ayant subit un traitement de préservation préalable (par trempage ou par autoclave).


Source : www.bois.com. Droits réservés.
 
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